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Sauver l'abbaye

COURSE de VITESSE

pour SAUVER l ’ABBAYE de FLARAN (1913 - 1914)

En 1881, la famille Laurans devient par héritage propriétaire de l’ancienne abbaye de Flaran. Elle poursuit l’exploitation des terres et l’affectation des bâtiments conventuels en habitation (le logis abbatial), en chai (l’église), en entre-pôt de grains et autres productions des métairies (cellules des moines, réfectoire…)

Abbaye vers 1890 Les revenus de la terre, fin XIXe, début XXe siècle, ne sont plus ce qu’ils étaient et le propriétaire ne peut plus faire face aux réparations urgentes des vastes bâtiments dont il a la charge.

Aussi Amédée Laurans se laisse-t-il convaincre par un de ces nombreux démarcheurs d’œuvres d’art qui sillonnent le midi de la France à la recherche de sculptures romanes en particulier.

A plusieurs reprises il reçoit la visite d’un certain Leroy-Dupré habitant Paris qui possède divers pieds à terre historiques en Lot-et-Garonne ; à Nérac il détient une partie du château d’Henri IV et à Vianne une propriété « qu’il se plaît à embellir de vieilles choses intéressantes».A plusieurs reprises il reçoit la visite d’un certain Leroy-Dupré habitant Paris qui possède divers pieds à terre historiques en Lot-et-Garonne ; à Nérac il détient une partie du château d’Henri IV et à Vianne une propriété « qu’il se plaît à embellir de vieilles choses intéressantes».





Cette bonne renommée lui ouvre les portes des demeures de qualité. Il agit pour son propre compte et parfois (c’est le cas pour Flaran) il sert de rabatteur pour un antiquaire parisien très connu, M. de Mothe. Les pourparlers sont largement engagés en l’été 1913 entre le propriétaire d’une part et MM. Leroy-Dupré et de Mothe d’autre part. Quand les transactions deviennent officielles, en septembre, le microcosme gersois et artistique s’émeut ; il s’engage alors une course de vitesse pour éviter le dépè-cement de Flaran avec surenchères financières de part et d’autre.

Face aux vendeurs et acheteurs, une personnalité locale attentive à ce patrimoine : Philippe Lauzun, conservateur du patrimoine et président de la Société Archéologique du Gers. Il va utiliser sa

compétence, son réseau relationnel pour contrecarrer la vente. Car rien n’interdisait à Amédée Laurans de vendre ou de démolir une partie de son bien ; l’ancienne abbaye de Flaran ne disposait en 1913 d’aucune protection officielle. Étrange duel entre Amédée Laurans et Philippe Lauzun, tous deux grands bourgeois, vivant de la gestion de leurs biens, gros propriétaires terriens (ils sont voisins de terres) ; ils résident tous deux à Valence et se reçoivent dans leurs « châteaux » respectifs.

Échec à la vente :

Par notification du 7 septembre 1913, l’administration des Beaux-Arts informe le propriétaire de Flaran de l’ouverture d’une procédure de classement. Ne tenant aucun compte de cette annonce qui normalement « gelait » le bien pendant un délai de 3 mois, M. Amédée Laurans poursuit les négocia-tions en vue de vendre : il traite verbalement, écrit le préfet, fermement, affirme-t-il, avec l’antiquaire parisien.

Dès connaissance de ces transactions, Philippe Lauzun intervient en haut lieu : il reçoit le soutien de M. Roujon, ancien directeur des Beaux-Arts qui presse le ministère de faire hâter le classement, et par le truchement d’un ami il est informé des transactions.

Les archives du Gers conservent une correspondance de cet ami dont certaines phrases restent sibyllines (preuve que les intervenants veulent garder l’anonymat).

Philippe Lauzun calme le jeu : par des démarches pressantes et polies il défend l’Abbaye, n’attaque pas le propriétaire qui se laisse convaincre et ne s’oppose plus au classement.

Réunis le 28 novembre 1913, les membres de la Commission des Monuments Historiques émettent un avis favorable pour un classement en urgence.

Le Président de la République, R. Poincaré, en résidence à Èze, peut alors signer le décret de classement le 7 avril 1914. Le président de la Société Archéologique annonce à tous ceux qui l’ont aidés la bonne nouvelle ; son acharnement a permis le classement de Flaran.

(Les documents concernant le classement de l’ancienne abbaye de Flaran, et qui ont servis pour cette étude, se trouvent dispersés : aux Archives départementales du Gers et du Lot-et-Garonne , dossiers Philippe Lauzun, dossiers archéolo-giques., à la mairie de Valence-sur-Baïse, à la S.A.G, aux services de l’ABF, à la Direction du Patrimoine à Paris, rue de Valois…)

Documents annexes : Pétition de la SAG - Décret de classement de l’Abbaye

Georges Courtès


Vice-Président du Conseil général du Gers


Président du Comité de Pilotage de Flaran


PÉTITION de la SOCIÉTÉ ARCHÉOLOGIQUE

petition 1

Pétition 2

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